Si vous avez peu ou pas de diplômes…

Par leur mission générale d’insertion, les établissements scolaires ont l’obligation d’assurer le suivi des élèves au cours de leur scolarité et dans l’année qui suit leur sortie. Leurs informations servent à élaborer les plans régionaux de développement des formations.

Le premier interlocuteur : les Missions locales

« Toute personne de seize à vingt-cinq ans révolus, en difficulté et confrontée à un risque d’exclusion professionnelle a droit à un accompagnement… mis en oeuvre par les Missions locales (articles L.322-4-17-1 et 2 du Code du travail).

Créées par ordonnance en 1982, ces Missions locales pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes doivent les aider à résoudre l’ensemble des problèmes que leur pose leur insertion. Elles les suivent personnellement pendant leurs démarches de recherche d’emploi et de formation, répondent à leurs questions concernant leurs problèmes de logement ou de santé, leur proposent un accueil, une information, une orientation individualisés. Ces 427 Missions locales et 55 PAIO (permanence d’accueil, d’information et d’orientation) constituées en général en association, mettent à disposition plus de 10 000 professionnels. Environ 1 200 000 jeunes les consultent chaque année. 50 % le font par démarche spontanée, 28 % sont orientés par Pôle emploi.

www.mission-locale.fr

 

Le CIVIS

Ce dispositif est destiné à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans ayant un niveau de qualification inférieur ou équivalent au bac. Signé par la Mission locale ou PAIO, ce contrat d’un an, renouvelable au maximum une fois, a pour but de restaurer et développer l’autonomie des jeunes dans la conduite de leur parcours d’insertion, ou dans leur projet de création d’une activité non salariée. Ils peuvent bénéficier d’une allocation mensuelle, d’un maximum de 450 euros, dans la limite annuelle de 1 800 euros.

www.travail-emploi-sante.gouv.fr/.../le-contrat-d-insertion-dans-la-vie,999.html

 

L’Ecole de la 2è chance

Financées par les Régions, le FSE et la taxe d’apprentissage, les Ecoles de la 2è chance disposent de moyens dédiés en locaux comme en personnel pour favoriser l’intégration professionnelle et sociale de jeunes sortis du système sans qualification et sans emploi. Fin 2010, 9 000 stagiaires de 18 à 25 ans fréquentaient 63 écoles réparties dans 14 régions et 33 départements, principalement de l’Est de la France. Le réseau pourrait compter 12 000 places à l’horizon 2012. Les stagiaires bénéficient d’une formation en alternance de 9 mois à 1 an, très personnalisée et accompagnée par un référent. Elle porte sur la maîtrise des savoirs de base : lire, écrire, compter, informatique, langue étrangère. Les jeunes doivent également faire deux ou trois stages dans des entreprises de la région où ils sont suivis par un tuteur. A la sortie de l’école, plus de 60 % des stagiaires trouvent un emploi ou une formation qualifiante.

www.fondatione2c.org

 

Epide

L’Etablissement Public d’Insertion de la Défense comprend une vingtaine de centres accueillant un peu plus de 2000 jeunes. Sa mission est l’insertion sociale et professionnelle des jeunes les plus éloignés de l’emploi. En leur permettant de trouver leur place dans le corps social, l’Epide veut contribuer à la prévention de la délinquance. La vie en internat dans le but d’établir un cadre structurant, des relations individualisées pour créer une relation de confiance, sont les deux principes de base. Dispensée à des effectifs réduits (15 personnes maximum) la formation comprend une remise à niveau des fondamentaux scolaires, une éducation civique et comportementale et une préformation devant favoriser l’embauche dans un secteur en tension tel que l’hôtellerie. Les jeunes, qui ont entre 18 et 25 ans, sont volontaires et perçoivent une allocation de 300 euros par mois. D’après une étude réalisée en avril 2010, près de 73 % des jeunes qui vont au bout de ce parcours sont insérés.

www.epide.fr

 

Le revenu contractualisé d’autonomie

Cette expérimentation lancée en 2011 concernera 5 500 jeunes, appartenant à l’une des deux catégories suivantes : jeunes de 18 à 22 ans peu qualifiés et inscrits comme demandeurs d’emploi depuis plus de 12 mois, ou jeunes de 18 à 23 ans titulaires au minimum d’un diplôme de niveau licence, inscrits à Pôle emploi depuis au moins six mois et ne pouvant bénéficier d’une indemnisation. Ces derniers seront sélectionnés par le Ministère chargé de la Jeunesse, les premiers par un organisme évaluateur. Le but est d’aider les jeunes non soutenus financièrement par leurs parents dans leurs difficultés quotidiennes, en leur permettant par exemple de se déplacer et se rendre à un entretien. Ce revenu contractualisé d’autonomie varie en fonction du montant des ressources mensuelles d’activité du bénéficiaire et ne peut pas dépasser 250 euros mensuels. Pour les jeunes peu qualifiés et sans ressource l’allocation est dégressive, de 250 euros à 60 euros en fin de deuxième année du contrat.

 


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