Stage : droits et devoirs…de l’entreprise et du stagiaire

Les stages sont très utiles pour l’insertion professionnelle, mais certains, sans intérêt, déconnectés de la formation suivie ou encore servant en fait à remplacer un véritable emploi, ont entraîné des déceptions. Depuis 2006, une Charte des stages étudiants en entreprise sécurise le parcours du stagiaire pour éviter les abus. Elle a été signée entre des confédérations patronales, des organisations étudiantes, le collectif «Génération Précaire », et des représentants de l’enseignement supérieur.

D’abord, une convention de stage est obligatoire. Cette convention engage trois parties : l’entreprise, l’établissement où étudie l’étudiant et enfin celui-ci. On ne peut commencer un stage tant que les trois parties n’ont pas signé cette convention. Elle précise le but du stage, sa durée, son lieu, les horaires, la mission qui sera confiée, le référent / responsable côté entreprise, les «gratifications» en nature ou en espèces éventuellement versées au stagiaire.

Vis-à-vis du stagiaire, l’entreprise doit fournir un stage qui s’inscrit dans le projet pédagogique défini par l’établissement. Un conseil : le stagiaire sera bien inspiré de rencontrer son responsable avant de démarrer, ou de lui parler lors d’un entretien. A la fin du stage, l’entreprise doit rédiger une attestation, que le stagiaire pourra joindre à son CV lors d’une recherche d’emploi.

Si la durée du stage est inférieure à 2 mois, aucun texte juridique n’oblige l’entreprise à donner une gratification au stagiaire, qu’il s’agisse de prime, de tickets-restaurant, de montant forfaitaire mensuel, etc. Mais cela peut être négocié. Si le stage est de deux mois consécutifs ou plus, un montant minimum de 31,1 % du Smic (environ 400 euros mensuels) lui est obligatoirement versé. Cette gratification ainsi que celles « en nature» (tickets restaurant, avantages de transport) doivent être indiquées dans la convention.

Pour sa part, l’établissement d’enseignement doit préciser les objectifs du stage, que le candidat mentionnera dans sa lettre de motivation.. En signant la convention, l’étudiant s’engage à réaliser sa mission et les tâches qui lui sont confiées, à respecter le règlement de l’entreprise notamment les règles de confidentialité (précisées dans la convention) et enfin à rédiger le rapport de stage demandé par son établissement. Outre les obligations légales, réussir un stage en entreprise demande de respecter les règles de bonne conduite, les codes et la culture de l’entreprise. Par exemple, mieux vaut adapter ses horaires à ceux des salariés même s’ils ne respectent pas à la lettre la convention, tenir compte de leurs habitudes et s’habiller de façon à ne pas détoner dans le paysage . Il faut jouer le jeu- un stagiaire fait partie de l’entreprise- se montrer à la fois humble, actif et impliqué, poser des questions, s’intéresser à ce qui se passe...

A la fin du stage, il est souhaitable d’ envoyer son rapport au responsable de stage et de le remercier. On ne sait jamais, dans la vie professionnelle, qui pourra plus tard vous aider…..

En résumé, le stage ne doit pas être considéré comme une source de revenu, mais une bonne façon de nouer des contacts avec des professionnels et de faire des apprentissages humains et professionnels .

 

Attention cependant : en fin de cursus, une fois le stage de fin d’études effectué, mieux vaut ne pas multiplier les stages de trois mois ou plus et chercher un véritable emploi ou viser par exemple un contrat de professionnalisation.

Se procurer le Guide des stages en entreprises édité par le Ministère de l’Enseignement supérieur en le téléchargeant sur le site :

Autres sites :


haut de page